La forte et rapide mobilisation de la France a permis, depuis
le 12 janvier dernier, de prêter assistance à un nombre élevé de victimes du
séisme en Haïti.
Cependant, je regrette que l'élan formidable de générosité des
Français soit aujourd'hui en train de s'essouffler.
Près de deux semaines après
la catastrophe, les ONG françaises, qui ont recueilli 40,5 millions d'euros,
tablent sur des dons globaux moins élevés que pour le tsunami du 25 décembre
2004 en Asie. La Croix-Rouge française a recueilli 11,5 millions d'euros, soit
dix fois moins que pour le tsunami.
Haïti aujourd'hui, ce
sont des millions de sinistrés qui ont besoin d'une aide de secours immédiate
et d'une aide pour la reconstruction à plus long terme. Au regard de l'ampleur
de la catastrophe, ces aides sont malheureusement insuffisantes.
C'est
pourquoi, j'en appelle à la générosité des communes françaises.
La commune de
l'Isle-Adam fera voter ce jour, en conseil municipal, un don de 6000 euros pour
la Croix-Rouge française, ce qui représente 0,50 euros par habitant.
Si chaque commune de
France s'engageait à faire de même, ce sont des centaines de millions d'euros
qui viendront en aide à la population et au devenir d'Haïti.
Communiqué du 04/02/10
Service civique volontaire :
pour un corps de « légionnaires
du commerce extérieur »
La proposition de loi relative au service
civique volontaire, actuellement examinée par les députés et dont je salue
l’initiative, représente une démarche valorisante et enrichissante pour des
milliers de jeunes.
Nombreux
sont ceux qui souhaitent donner de leur temps et de leurs compétences au profit
de l’intérêt général, aussi nous faut-il les encourager et les orienter dans
cet engagement.
En
revanche, je regrette que les missions d’intérêt général susceptibles d’être
accomplies dans le cadre d’un service civique, ne puissent revêtir un caractère
économique comme indiqué dans l’article L. 120-7.
Les
mauvais chiffres de l'Export français, sanctionné par des échecs commerciaux à
répétition et la perte de compétitivité de nos entreprises face aux pays
émergents, incitent à réagir. C'est pourquoi, au regard des difficultés que
subit actuellement notre commerce extérieur, j’estime qu’il serait dommage
de ne pas utiliser le service civique pour renforcer, par le volontariat, les
postes d’expansion économique français à travers le monde.