La priorité doit porter sur le tracé des frontières
Après 30 ans de vains efforts diplomatiques et d'espoir déçus, le dossier du Proche-Orient semble inextricable. Le coup d'envoi donné hier à Washington des négociations de paix directes entre Israéliens et Palestiniens, après 20 mois de suspension, n'apparaît pas sous les meilleurs auspices.
Car sans préjuger à l'avance d'un éventuel échec des négociations, qui ont au moins le mérite de la détermination à voir se dégager un compromis, l'exercice montre ses limites. Alors que les contours d'un accord de paix sont largement connus et maintes fois étudiés, les positions de départ des deux parties demeurent très éloignées.
Se dresse d'emblée un premier écueil déterminant: le gel théorique des implantations israéliennes en Cisjordanie dont le terme arrive le 26 septembre prochain. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme en effet ne pas vouloir prolonger le moratoire sur les implantations juives, alors que le Président palestinien Mahmoud Abbas en fait la condition sine qua non de la poursuite des pourparlers.
S'ajoutent l'épineux problème du sort des réfugiés, celui du contrôle des ressources en eau, tout comme la volonté d'Israël d'un État palestinien démilitarisé, qui divisent fortement les deux protagonistes.
Je suis cependant convaincu que la première des priorités réside dans le tracé des frontières.
La difficile question du partage territorial s'est considérablement accrue. Les Palestiniens veulent fonder leur État sur l'ensemble des territoires occupés par Israël depuis 1967 tandis que ces derniers excluent catégoriquement un retour aux frontières d'alors. Les discussions achopperont par la suite sur le sort de Jérusalem que l'Etat hébreu défend comme sa capitale indivisible...
Sans doute les concessions courageuses sur le tracé des frontières ne suffiront pas à faire se dégager une lueur d'espoir dans le conflit du proche-Orient, mais une fois armées de bonne volonté, elles constitueront la clé pour avancer dans un processus de paix durable.
Merci pour ce très bel écrit,
Merci pour ce très bel écrit, et surtout pour votre analyse et votre présentation claire de la situation.
Je vais peut-être vous sembler un rien cavalière... mais je songe que vous devriez venir en Belgique donner un bon coup de main à Bart de Wever et Elio Di Rupo, pour autant qu'il ne soit pas (déjà) trop tard ;-)
Bon we à vous, Monsieur Poniatowski.
Fr*