Le Parti socialiste pris en flagrant délit de germanophobie?

L'humeur de la semaine

Alors que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel s'attachent à défendre l'héritage de la construction européenne en s'accordant sur la gestion des crises, le Parti socialiste attise le populisme par des références historiques douteuses et insultantes.

 

Vilipender Nicolas Sarkozy en le comparant au Premier ministre Edouard Daladier, c'est sous-entendre que le Chef de l'Etat brade les intérêts de la France, en référence à la conférence de Munich de 1938. La critique est inepte mais elle devient injurieuse lorsqu'elle compare sans le dire la Chancelière allemande à Adolf Hitler, et l'Allemagne d'aujourd'hui au Troisième Reich...

 

De même, comparer la politique d'Angela Merkel à celle de Bismarck, c'est évoquer de manière stupide et déplacée la volonté allemande d'exporter par la force un modèle qui se veut dominant.

 

Et enfin déclarer, après le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon jeudi dernier, que c'était dans la rade de ce port que la flotte française s'était sabordée quand les allemands étaient entrés en 1942, c'est tout simplement indécent.

Que le Parti socialiste soit rompu à la critique, ce n'est pas un scoop, en revanche, qu'il exhume à l'envi des références germanophobes, cela devient parfaitement irresponsable.