Les tribulations d'un Fabius en Chine

François Hollande n'ignore pas qu'on lui reproche un cruel manque d'expérience dans le domaine des relations internationales. Le candidat socialiste a donc décidé de travailler sa stature d'homme d'Etat en envoyant Laurent Fabius visiter les grandes capitales du monde pour faire connaître sa candidature à l'élection présidentielle.

Las, voilà que Monsieur Fabius vient d'écourter sa visite en Chine, faute pour lui d'avoir pu rencontrer des dirigeants de son niveau. On comprend la déception de l'ancien Premier ministre dont on ne saurait mettre en cause les qualités et les compétences pour un tel job. Il faut croire que la candidature de Hollande porte préjudice aux meilleures réputations. Qu'il doit être éprouvant pour Monsieur Fabius de poursuivre, cahin-caha, un travail aussi fastidieux que celui de faire la promotion du candidat corrézien. Celui qui avait lancé « Hollande président? On rêve! », ne rêve plus du tout et poursuit son cauchemar.

Quant à celui qui donnait des leçons sur les affaires étrangères, promettait de renégocier fissa la plupart des derniers traités signés par la France, se faisait fort de contraindre les chinois à réévaluer le Yuan, on allait voir ce qu'on allait voir. Et bien on voit déjà! A défaut de s'être mis les chinois dans la poche, on espère que cet incident constituera pour une lui une première expérience de ce que sont les relations internationales.